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"Pasquier, Vincent"
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Une tragedie pour le dialogue social? Comment le numerique a perturbe la dimension theatrale du dialogue social lors du premier confinement lie a la COVID-19
2022
Notre article s'interesse a la maniere dont le dialogue social se transforme lorsque les echanges se deroulent en ligne. Jusqu'a tres recemment, le dialogue social avait largement resiste aux appels de la numerisation. Cependant, avec la COVID-19, les rencontres en personne ont du etre remplacees par des interactions a distance. En raison de ce changement soudain, notre article propose d'examiner comment les rituels de dialogue social se transforment lorsque les interactions entre les employeurs et les syndicats deviennent virtuelles. Pour mieux cerner cette problematique, nous mobilisons le cadre theorique developpe par Goffman (1973) dans lequel le monde social est metaphoriquement compare a un theatre. Ainsi, nous proposons d'etudier l'evolution dramaturgique des relations entre les syndicats et les employeurs lorsque la scene et les coulisses du dialogue social se dematerialisent. Pour analyser empiriquement cette question, nous avons realise 23 entretiens avec des acteurs impliques dans le dialogue social en France, dont 13 qui representent la partie syndicale et 10 qui representent la partie patronale. Nos resultats mettent en evidence trois mecanismes qui, sur la scene, contribuent a l'etiolement de la dramaturgie du dialogue social : la perte du caractere theatral des interventions syndicales, l'isolement des representants des salaries et la desynchronisation de leurs interventions. Notre etude empirique souligne aussi comment, dans les coulisses du dialogue social, le passage au numerique se traduit globalement par un appauvrissement des echanges, a l'exception des relations basees sur des liens forts. Fort de ces constats, notre article contribue a la litterature en postulant que les changements observes concourent a une perte de pouvoir pour la partie syndicale. En outre, derriere une pacification de facade des interactions patronales-syndicales, nous soulignons que la perte du caractere theatral du dialogue social pourrait eloigner les acteurs d'une dynamique integrative et les enfermer dans un mode plus distributif. S'appuyant sur les ecrits de Goffman, notre article s'interesse a la maniere dont le dialogue social evolue lorsque le theatre des interactions entre syndicats et employeurs devient numerique, comme ce fut le cas a la suite de la pandemie de COVID-19. Se basant sur 23 entretiens, notre article met en evidence trois effets du numerique sur le jeu scenique des acteurs syndicaux : la perte du caractere theatral des prises de parole, l'isolement des acteurs et la desynchronisation de leurs interventions. Notre etude conclut egalement a un appauvrissement global des echanges en coulisse. Cet article contribue a la litterature en montrant comment le mode a distance modifie les relations de pouvoir entre les syndicats et les employeurs ainsi que la nature meme de leurs relations. Mots-cles: Numerique; distanciel; Goffman; dialogue social; relations de travail; syndicat; Covid-19 Our article investigates how social dialogue is transformed when labour- management interactions occur online. Until very recently, social dialogue dominantly took place in physical spaces. However, with COVID-19, physical meetings suddenly had to be replaced by remote interactions. Our article then proposes to investigate how social dialogue rituals are being transformed when labour-management interactions become virtual. To tackle this question, we build upon Goffman's writings (1973), in which social interactions are metaphorically compared to a theatre piece. Hence, we propose to study how the dramaturgy of labour-management interactions evolve, when both the stage and the backstage of social dialogue become virtual. To empirically analyse this question, we conducted 23 interviews with actors involved in social dialogue in France, 13 of whom represent the labour side and 10 the management side. Our results highlight three mechanisms contributing to the erosion of the social dialogue dramaturgy on stage: the de-theatricalisation of unions' interventions, the isolation of employee representatives and the desynchronisation of their interventions. Secondly, our study underlines how backstage interactions are impoverished - with the exception of these based on strong ties. Based on these findings, our article contributes to the literature by assuming that social dialogue digitalization results in a power loss for the trade unions. Secondly, behind the apparent pacification of labour-management interactions, we point out that the detheatricalisation of social dialogue could move the actors away from an integrative dynamic and lock them into a more distributive mode. Drawing on Goffman's writings, our article looks at how social dialogue evolves when the theater of interactions between unions and employers becomes digital, as was the case following the COVID-19 pandemic. Based on 23 interviews, our article highlights three effects of digital technology on the stage play of union actors: the loss of the theatrical character of speech, the isolation of actors and the desynchronization of their interventions. Our study also concludes that there is an overall impoverishment of backstage exchanges. This article contributes to the literature by showing how the remote mode modifies the power relations between unions and employers as well as the very nature of their relations. Keywords: Digital; remote work; telework; WFH; Goffman; Social Dialog; Labor Relations; Union; Covid-19
Journal Article
Les technologies numériques comme source de revitalisation démocratique: une étude auprès des responsables des communications d'organisations syndicales
by
Hennebert, Marc-Antonin
,
Pasquier, Vincent
,
Lévesque, Christian
in
Analysis
,
Electronic democracy
2021
Notre article s'intéresse à la façon dont les syndicats se saisissent des technologies numériques d'information et de communication (TNIC) pour expérimenter de nouvelles pratiques de démocratie représentative, participative et délibérative au sein de leur organisation. Il s'appuie sur le plan théorique de l'approche expérimentaliste et la littérature sur la démocratie numérique. Il repose sur la réalisation d'entretiens semi-dirigés auprès des responsables des communications de treize organisations syndicales au Québec. Nos résultats de recherche font ressortir que les TNIC ne remplacent pas les pratiques traditionnelles, mais se superposent aux anciennes pratiques. Ils mettent aussi en lumière les limites de ces expérimentations qui ne sont pas liées aux caractéristiques intrinsèques des technologies, mais bien à la façon dont les acteurs syndicaux les mobilisent et les utilisent. Mots-clés: Syndicats; expérimentation; démocratie syndicale; démocratie numérique; médias sociaux. Notre article s'intéresse à la façon dont les syndicats se saisissent des technologies numériques d'information et de communication (TNIC) pour expérimenter de nouvelles pratiques démocratiques au sein de leur organisation. Il vise à comprendre comment ces expérimentations façonnent les manières de faire et de penser de la démocratie représentative, participative et délibérative. Notre approche théorique s'inspire de l'approche expérimentaliste et des travaux sur la démocratie digitale. Sur le plan empirique, notre article repose sur la réalisation d'entretiens semi-dirigés auprès des responsables des communications de treize organisations syndicales au Québec et analyse comment ces responsables utilisent et mobilisent les TNIC pour améliorer l'efficacité des pratiques démocratiques, pour accroître l'étendue et l'intensité de la participation et de la mobilisation collective et pour mieux agréger les intérêts et les préoccupations des différentes parties prenantes. Alors que des travaux précédents sur la démocratie digitale avaient formulé l'hypothèse d'une horizontalisation des pratiques démocratiques sous l'effet des TNIC, nos résultats soulignent que les TNIC peuvent s'avérer une source de revitalisation de la démocratie représentative en fluidifiant notamment les processus de communication interne. Elles semblent également contribuer au renouvellement des pratiques de démocratie participative et délibérative, à la fois comme levier de mobilisation, mais aussi comme outil de cadrage et de diffusion du discours syndical. En revanche, nos résultats font ressortir les limites importantes des effets de l'intégration de ces TNIC qui, pour l'heure, n'amène pas à une transformation radicale du fonctionnement démocratique des syndicats. Les expérimentations menées pour créer des espaces de délibération pour les personnes sans-voix, notamment les jeunes, les femmes et les minorités visibles, restent rarissimes. En ce sens, les TNIC sont rarement utilisées pour agréger les intérêts des groupes marginalisés et sous-représentés. Pourtant, la revitalisation de la démocratie syndicale passe avant tout par l'inclusion de ces personnes sans-voix dans les processus de délibération et de participation. This article is about the way unions are using digital information and communication technologies (DICTs) for experiments in new practices of representative, participatory and deliberative democracy within their organizations. We rely here on the theory of the experimentalist approach and the literature on digital democracy. Semi-structured interviews were carried out with the communications managers of thirteen union organizations in Quebec. Our research findings show that DICTs are not replacing traditional practices but are instead being superimposed on older practices. Our findings also highlight the limits to such experiments, these limits being due not to the intrinsic characteristics of DICTs but to the way these technologies are mobilized and used by actors in the union movement. This article is about the way unions are using digital information and communication technologies (DICTs) for experiments in new democratic practices within their organizations. The aim is to understand how such experimenting is shaping the ways of carrying out and imagining representative, participatory and deliberative democracy. Our theoretical approach is inspired by the experimentalist approach and by work on digital democracy. On the empirical level, our article is based on semi-structured interviews with the communications managers of thirteen union organizations in Quebec and on analysis of how these managers use and mobilize DICTs with a view to improving the effectiveness of democratic practices, increasing the extent and intensity of collective participation and mobilization and better aggregating the interests and concerns of different stakeholders. Whereas preceding studies of digital democracy put forward the hypothesis of DICTs causing a horizontalization of democratic practices, our results show that DICTs may be revitalizing representative democracy, notably by improving the flow of internal communication processes. These technologies also seem to be contributing to renewal of participatory and deliberative democratic practices, not only as a lever for mobilization but also as a tool for channelling and disseminating union discourse. On the other hand, our results reveal significant limits to the integrative effects of these DICTs, which for the time being are not radically transforming the democratic functioning of unions. Little has been done to try and provide the voiceless-notably young people, women and visible minorities-with spaces for deliberation. In that sense, DICTs are seldom used to aggregate the interests of marginalized, underrepresented groups. To revitalize union democracy, one should first include such voiceless people in the processes of deliberation and participation. Keywords: unions; experimentation; union democracy; digital democracy; social media.
Journal Article
Les technologies numériques comme source de revitalisation démocratique
Notre article s’intéresse à la façon dont les syndicats se saisissent des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) pour expérimenter de nouvelles pratiques de démocratie représentative, participative et délibérative au sein de leur organisation. Il s’appuie sur le plan théorique de l’approche expérimentaliste et la littérature sur la démocratie numérique. Il repose sur la réalisation d’entretiens semi-dirigés auprès des responsables des communications de treize organisations syndicales au Québec. Nos résultats de recherche font ressortir que les TNIC ne remplacent pas les pratiques traditionnelles, mais se superposent aux anciennes pratiques. Ils mettent aussi en lumière les limites de ces expérimentations qui ne sont pas liées aux caractéristiques intrinsèques des technologies, mais bien à la façon dont les acteurs syndicaux les mobilisent et les utilisent.
Journal Article
La littératie permettrait-elle une meilleure gestion algorithmique ?
by
Gaudet, Marie-Claude
,
Parent-Rocheleau, Xavier
,
Pasquier, Vincent
in
Algorithme
,
Algorithms
,
Digital literacy
2023
Il ne nous viendrait jamais à l’idée de confier le volant à une personne qui n’a pas son permis de conduire et qui n’a jamais pris la route. Mais, de manière surprenante, peu de gens sont choqués par le fait que l’on confie des algorithmes de gestion à des travailleurs et à des gestionnaires qui ne savent pas vraiment comment les utiliser !
Journal Article
Une tragédie pour le dialogue social? Comment le numérique a perturbé la dimension théâtrale du dialogue social lors du premier confinement lié à la COVID-19
2022
Résumé
Notre article s’intéresse à la manière dont le dialogue social se transforme lorsque les échanges se déroulent en ligne. Jusqu’à très récemment, le dialogue social avait largement résisté aux appels de la numérisation. Cependant, avec la COVID-19, les rencontres en personne ont dû être remplacées par des interactions à distance. En raison de ce changement soudain, notre article propose d’examiner comment les rituels de dialogue social se transforment lorsque les interactions entre les employeurs et les syndicats deviennent virtuelles.
Pour mieux cerner cette problématique, nous mobilisons le cadre théorique développé par Goffman (1973) dans lequel le monde social est métaphoriquement comparé à un théâtre. Ainsi, nous proposons d’étudier l’évolution dramaturgique des relations entre les syndicats et les employeurs lorsque la scène et les coulisses du dialogue social se dématérialisent. Pour analyser empiriquement cette question, nous avons réalisé 23 entretiens avec des acteurs impliqués dans le dialogue social en France, dont 13 qui représentent la partie syndicale et 10 qui représentent la partie patronale.
Nos résultats mettent en évidence trois mécanismes qui, sur la scène, contribuent à l’étiolement de la dramaturgie du dialogue social : la perte du caractère théâtral des interventions syndicales, l’isolement des représentants des salariés et la désynchronisation de leurs interventions. Notre étude empirique souligne aussi comment, dans les coulisses du dialogue social, le passage au numérique se traduit globalement par un appauvrissement des échanges, à l’exception des relations basées sur des liens forts.
Fort de ces constats, notre article contribue à la littérature en postulant que les changements observés concourent à une perte de pouvoir pour la partie syndicale. En outre, derrière une pacification de façade des interactions patronales-syndicales, nous soulignons que la perte du caractère théâtral du dialogue social pourrait éloigner les acteurs d’une dynamique intégrative et les enfermer dans un mode plus distributif.
Précis
S’appuyant sur les écrits de Goffman, notre article s’intéresse à la manière dont le dialogue social évolue lorsque le théâtre des interactions entre syndicats et employeurs devient numérique, comme ce fut le cas à la suite de la pandémie de COVID-19. Se basant sur 23 entretiens, notre article met en évidence trois effets du numérique sur le jeu scénique des acteurs syndicaux : la perte du caractère théâtral des prises de parole, l’isolement des acteurs et la désynchronisation de leurs interventions. Notre étude conclut également à un appauvrissement global des échanges en coulisse. Cet article contribue à la littérature en montrant comment le mode à distance modifie les relations de pouvoir entre les syndicats et les employeurs ainsi que la nature même de leurs relations.
Journal Article
Les technologies numériques comme source de revitalisation démocratique : une étude auprès des responsables des communications d’organisations syndicales
by
Lévesque1, Christian
,
Hennebert, Marc-Antonin
,
Pasquier, Vincent
in
Analysis
,
Communication
,
Communication managers
2021
Notre article s’intéresse à la façon dont les syndicats se saisissent des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) pour expérimenter de nouvelles pratiques démocratiques au sein de leur organisation. Il vise à comprendre comment ces expérimentations façonnent les manières de faire et de penser de la démocratie représentative, participative et délibérative. Notre approche théorique s’inspire de l’approche expérimentaliste et des travaux sur la démocratie digitale. Sur le plan empirique, notre article repose sur la réalisation d’entretiens semi-dirigés auprès des responsables des communications de treize organisations syndicales au Québec et analyse comment ces responsables utilisent et mobilisent les TNIC pour améliorer l’efficacité des pratiques démocratiques, pour accroître l’étendue et l’intensité de la participation et de la mobilisation collective et pour mieux agréger les intérêts et les préoccupations des différentes parties prenantes. Alors que des travaux précédents sur la démocratie digitale avaient formulé l’hypothèse d’une horizontalisation des pratiques démocratiques sous l’effet des TNIC, nos résultats soulignent que les TNIC peuvent s’avérer une source de revitalisation de la démocratie représentative en fluidifiant notamment les processus de communication interne. Elles semblent également contribuer au renouvellement des pratiques de démocratie participative et délibérative, à la fois comme levier de mobilisation, mais aussi comme outil de cadrage et de diffusion du discours syndical. En revanche, nos résultats font ressortir les limites importantes des effets de l’intégration de ces TNIC qui, pour l’heure, n’amène pas à une transformation radicale du fonctionnement démocratique des syndicats. Les expérimentations menées pour créer des espaces de délibération pour les personnes sans-voix, notamment les jeunes, les femmes et les minorités visibles, restent rarissimes. En ce sens, les TNIC sont rarement utilisées pour agréger les intérêts des groupes marginalisés et sous-représentés. Pourtant, la revitalisation de la démocratie syndicale passe avant tout par l’inclusion de ces personnes sans-voix dans les processus de délibération et de participation.
Précis
Notre article s’intéresse à la façon dont les syndicats se saisissent des technologies numériques d’information et de communication (TNIC) pour expérimenter de nouvelles pratiques de démocratie représentative, participative et délibérative au sein de leur organisation. Il s’appuie sur le plan théorique de l’approche expérimentaliste et la littérature sur la démocratie numérique. Il repose sur la réalisation d’entretiens semi-dirigés auprès des responsables des communications de treize organisations syndicales au Québec. Nos résultats de recherche font ressortir que les TNIC ne remplacent pas les pratiques traditionnelles, mais se superposent aux anciennes pratiques. Ils mettent aussi en lumière les limites de ces expérimentations qui ne sont pas liées aux caractéristiques intrinsèques des technologies, mais bien à la façon dont les acteurs syndicaux les mobilisent et les utilisent.
Journal Article
La démocratie organisationnelle autrement
by
Daudigeos, Thibault
,
Jaumier, Stéphane
,
Huault, Isabelle
in
Business administration
,
Cooperatives
,
Democracy
2019
Le présent article s’intéresse aux entreprises en tant que lieux possibles d’adoption de pratiques démocratiques radicales. Pour cela, les auteurs s’appuient sur la notion de « hiérarchie à domination inversée », qui caractérise des organisations dans lesquelles la structure hiérarchique est paradoxalement mise au service de l’égalité et de la démocratie. L’étude ethnographique d’une coopérative de salariés leur permet de décrire l’ethos égalitaire, les pratiques d’endiguement du pouvoir et les fonctions atypiques des manageurs propres à ce type d’organisations. The current article concerns the possibility for companies to adopt radical democratic practices. To that purpose, the authors build on the ‘reverse dominance hierarchy’ concept, which applies to organizations in which a hierarchical structure paradoxically fosters equality and democracy. An ethnographic study of a worker co-operative is used to describe the egalitarian ethos, the mechanisms by which power is contained, and the atypical roles of managers that are characteristic of such organizations.
Journal Article
La démocratie organisationnelle autrement : L'exemple des hiérarchies à domination inversée
by
Jaumier, Stéphane
,
Pasquier, Vincent
,
Daudigeos, Thibaut
in
Business administration
,
Humanities and Social Sciences
2019
The current article concerns the possibility for companies to adopt radical democratic practices. To that purpose, the authors build on the ‘reverse dominance hierarchy’ concept, which applies to organizations in which a hierarchical structure paradoxically fosters equality and democracy. An ethnographic study of a worker co-operative is used to describe the egalitarian ethos, the mechanisms by which power is contained, and the atypical roles of managers that are characteristic of such organizations.
Le présent article s’intéresse aux entreprises en tant que lieux possibles d’adoption de pratiques démocratiques radicales. Pour cela, les auteurs s’appuient sur la notion de « hiérarchie à domination inversée », qui caractérise des organisations dans lesquelles la structure hiérarchique est paradoxalement mise au service de l’égalité et de la démocratie. L’étude ethnographique d’une coopérative de salariés leur permet de décrire l’ethos égalitaire, les pratiques d’endiguement du pouvoir et les fonctions atypiques des manageurs propres à ce type d’organisations.
Journal Article
Universal anomalous fluctuations in charged single-file systems
by
Krajnik, Žiga
,
Prosen, Tomaž
,
Ilievski, Enej
in
Cellular automata
,
Charge transfer
,
Charged particles
2024
Introducing a general class of one-dimensional single-file systems (meaning that particle crossings are prohibited) of interacting hardcore particles with internal degrees of freedom (called charge), we exhibit a novel type of dynamical universality reflected in anomalous statistical properties of macroscopic fluctuating observables such as charge transfer. We find that stringent dynamical constraints lead to universal anomalous statistics of cumulative charge currents manifested both on the timescale characteristic of typical fluctuations and also in the rate function describing rare events. By computing the full counting statistics of net transferred charge between two extended subsystems, we establish a number of unorthodox dynamical properties in an analytic fashion. Most prominently, typical fluctuations in equilibrium are governed by a universal distribution that markedly deviates from the expected Gaussian statistics, whereas large fluctuations are described by an exotic large-deviation rate function featuring an exceptional triple critical point. Far from equilibrium, competition between dynamical phases leads to dynamical phase transitions of first and second order and spontaneous breaking of fluctuation symmetry of the univariate charge large-deviation function. The rich phenomenology of the outlined dynamical universality is exemplified on an exactly solvable classical cellular automaton of charged hardcore particles. We determine the dynamical phase diagram in the framework of Lee-Yang's theory of phase transitions and exhibit a hyper-dimensional diagram of distinct dynamical regimes. Our findings lead us to conclude that the conventional classification of dynamical universality classes based on the algebraic dynamical exponents and asymptotic scaling functions that characterize hydrodynamic relaxation of the dynamical structure factor is incomplete and calls for refinement.
Current correlations, Drude weights and large deviations in a box-ball system
by
Kuniba, Atsuo
,
Misguich, Grégoire
,
Pasquier, Vincent
in
Cellular automata
,
Correlation
,
Independent variables
2022
We explore several aspects of the current fluctuations and correlations in the box-ball system (BBS), an integrable cellular automaton in one space dimension. The state we consider is an ensemble of microscopic configurations where the box occupancies are independent random variables (i.i.d. state), with a given mean ball density. We compute several quantities exactly in such homogeneous stationary state: the mean value and the variance of the number of balls \\(N_t\\) crossing the origin during time \\(t\\), and the scaled cumulants generating function associated to \\(N_t\\). We also compute two spatially integrated current-current correlations. The first one, involving the long-time limit of the current-current correlations, is the so-called Drude weight and is obtained with thermodynamic Bethe Ansatz (TBA). The second one, involving equal time current-current correlations is calculated using a transfer matrix approach. A family of generalized currents, associated to the conserved charges and to the different time evolutions of the models are constructed. The long-time limits of their correlations generalize the Drude weight and the second cumulant of \\(N_t\\) and are found to obey nontrivial symmetry relations. They are computed using TBA and the results are found to be in good agreement with microscopic simulations of the model. TBA is also used to compute explicitly the whole family of flux Jacobian matrices. Finally, some of these results are extended to a (non-i.i.d.) two-temperatures generalized Gibbs state (with one parameter coupled to the total number of balls, and another one coupled to the total number of solitons).