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Urban Autonomy in Medieval Islam
In Urban Autonomy in Medieval Islam Fukuzo Amabe offers the first in-depth study on autonomous cities in medieval Islam stretching from Aleppo and Damascus to Cordoba, Toledo and Valencia through Tunis during the late tenth to early twelfth centuries. Each city is treated separately to cull facts to prove its autonomy at least for a certain period. The Middle East was the first region to develop cities and then empires in ancient times. Furthermore, the Islamic world was the first to transform ancient political or farmer cities to economic and industrial ones consisting of notables and plebeians, followed by China, then parts of Western Europe.
La fitna andalouse du xie siècle
Dans l’historiographie d’al-Andalus, le début du xie siècle est le temps de la fitna, celui de la guerre civile qui provoque l’effondrement du califat omeyyade de Cordoue. Perçue comme une rupture majeure, elle serait ce moment ténu où les équilibres s’inversent, où l’Espagne musulmane, désormais divisée et amoindrie, commence à reculer devant les débuts de la Reconquista chrétienne. Les contemporains comme les historiens ont porté un jugement extrêmement négatif sur cette période qui va de 1009 à 1031 et que prolonge le temps des Taïfas, les royaumes nés de la partition, ces enfants naturels de la fitna dont l’histoire occupe tout le reste du xie siècle. Il semblerait cependant que la rupture soit à relativiser  : en amont de la fitna, alors que domine le puissant hadjîb al-Mansûr, les germes de la discorde sont déjà solidement plantés. En aval enfin, les brillants traits du reste du siècle ne plaident pas en faveur d’un commencement de la fin. Cette époque de division et de conflit est certainement l’un des ces moments essentiels où quelque chose de l’identité andalouse s’est joué, avant que la Péninsule ne soit sous la domination des Berbères almoravides.
Aux origines de la fitna, l’affaire al-Mughîra  : la mémoire refoulée d’un assassinat à la cour de Cordoue au xe siècle
Le prince al-Mughîra (950-976), dernier né du calife al-Nâsir (913-961), est connu par l’extraordinaire pyxide d’ivoire à son nom, conservée au musée du Louvre, et pour avoir été sommairement exécuté le jour même de la mort de son frère al-Hakam II (961-976) et de l’avènement de son neveu Hishâm II. Cet article fait le lien entre ces deux faits établis, en montrant qu’al-Mughîra était le véritable héritier désigné de son frère al-Hakam, avant d’être remplacé dans ce rôle par le fils encore mineur d’al-Hakam, contre les traditions de la dynastie et contre la loi de l’islam qui écartent l’idée d’un calife mineur. À la mort d’al-Hakam, un fort parti tente de rendre ses droits au prince Mughîra, d’où son exécution sommaire (puis celle de ses partisans) par les soins d’Ibn Abî ‘Âmir, le futur al-Mansûr, régent du califat (978-1002). Le souvenir de cet assassinat – et de ce coup d’État — jouera un rôle dans la révolte contre le fils d’al-Mansûr en 1009, et finalement dans le naufrage du califat. Inversement, la grandeur d’al-Mansûr, révérée par les historiens arabes comme les orientalistes, a contribué à avaliser le meurtre et à faire sombrer la mémoire d’al-Mughîra.
L’impact de la fitna chez les lettrés andalous
L’analyse des œuvres littéraires produites en al-Andalus durant la fitna nous livre un témoignage primordial sur la crise du califat. Celle-ci désagrégea en effet brutalement un système qui exigeait des poètes qu’ils se tiennent au plus près du centre du pouvoir, et les jeta dans la plus grande précarité. Intermède douloureux, elle contient déjà néanmoins en germe le système décentralisé des Taïfas qui allait assurer à la poésie un nouvel âge d’or.La littérature andalouse, bien plus qu’on ne l’a dit, colle à son contexte, et les textes du début du xie siècle résonnent du martèlement obsédant des motifs liés au départ et à l’exil. Pour autant, l’encodage rigoureux de la poésie en arabe classique ne laisse aux poètes qu’une marge de manœuvre très étroite, tant pour l’expression de leurs angoisses personnelles que pour l’évocation des crises collectives. Nous tenterons dans cette étude de déchiffrer l’écho de la fitna dans ces œuvres, et de comprendre comment leurs auteurs s’y prennent pour puiser dans la tradition poétique les matériaux susceptibles de rendre compte de leur expérience. Nous nous attacherons en particulier aux témoignages laissés par Ibn Darrāğ al-Qasṭallī, (958/347 h. – 1030/421 h.) et Ibn Šuhayd (992/382 h. – 1035/426 h.), qui procédèrent à une réactivation et à une instrumentalisation de deux thèmes majeurs de l’ode classique arabe :– le raḥīl, ou thème du voyage, pour le premier, qui réussit par ce biais à infléchir le panégyrique, genre traditionnel s’il en est, de manière à en faire le réceptacle de ses émotions ;– la thématique des vestiges de campements (aṭlāl), pour le second, qui ne trouva pas de moule plus efficace, pour couler ces mêmes émotions, que celui offert par les représentations bédouines. Ces thèmes et motifs acquirent, dans ce contexte, de nouvelles valeurs. Naturalisés, adaptés au contexte andalou, ils furent souvent en charge de traduire en mots les événements dysphoriques, dont la fitna est sans aucun doute l’exemple le plus représentatif.
La fitna, pierre de touche du califat de Cordoue (iiie/ixe-ive/xe siècle)
Cet article examine la notion de fitna et sa transposition en al-Andalus, où elle apparaît comme la pierre de touche du califat de Cordoue, encadré par deux phases d’éclatement, la première fondatrice (iiie/ixe siècle), la seconde désintégratrice (ve/xie siècle). L’usage du lexique de la fitna à l’époque émirale permet de légitimer l’exercice de la violence d’État, mais aussi d’exprimer une vision hiérarchique de l’ordre social. En effet, les sources imputent principalement le désordre aux clivages ethniques qui divisent encore une société en transition, où l’intégration des convertis à l’élite « arabe » s’avère encore inachevée.