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504 result(s) for "IVe siècle"
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L’utilisation de l’argument religieux durant les procès politiques et privés à Athènes au IVe s. avant J.-C
In the political assemblies and before the popular law courts, the litigants use some oratory strategies for their defence. These oratory strategies encompass the use of the legal and extra legal arguments in which one finds the religious arguments or in relation with the sacred. One notices in one hand the religious transgressions committed by their opponents or by their entourage or other people, and the arguments against a decree’s proposal. In the other hand, the religious’ facts or the objects in relation with the sacred which concerned the orators themselves. In using the religious arguments against their opponents, the litigants targeted a heavy condemnation or the cancellation of a decree’s proposal. Nevertheless the religious ‘arguments which concerned the litigious themselves tended to prove their citizen status. En las asambleas políticas y ante los tribunales, los litigantes utilizaron estrategias oratorias para defender sus causas. Estas estrategias incluían el uso de argumentos legales y extralegales en los que encontramos argumentos religiosos o sagrados. Hay dos categorías de argumentos, a saber: por un lado, las transgresiones religiosas cometidas por sus oponentes, su entorno o provenientes de una persona con la que no tenían conexión, y los argumentos en contra de algún decreto propuesto. Por otra parte, los hechos u objetos religiosos en relación con los propios litigantes. Utilizando hechos religiosos contra sus adversarios, su entorno y contra un decreto, los litigantes esperaban obtener de los jurados condenas con penas severas y la invalidación del decreto. Sin embargo, al emplear argumentos religiosos concernientes a ellos mismos, los litigantes querían probar su estatus de ciudadanía. Dans les assemblées politiques et devant les tribunaux, les plaideurs avaient utilisé des stratégies oratoires pour défendre leurs causes. Ces stratégies comprenaient l’utilisation d’arguments juridiques et extra juridiques dans lesquels l’on retrouvait des arguments religieux ou en relation avec le sacré. L’on distingue deux catégories d’arguments à savoir : d’une part les transgressions religieuses commises par leurs adversaires, leur entourage ou provenant d’une personne avec qui ils n’avaient aucun lien, et les arguments contre quelque proposition de décret. D’autre part, les faits ou des objets religieux en relation avec les plaideurs eux-mêmes. En utilisant des faits religieux contre leurs adversaires, leur entourage et contre un décret, les plaideurs espéraient obtenir des jurés des condamnations à de lourdes peines et l’invalidation du décret. Cependant, en employant des faits religieux concernant eux-mêmes, les plaideurs voulaient prouver leur statut de citoyen.
L’homo politicus et les sauvages du dehors et du dedans. Trajectoires de la cité-État dans la pensée antique
Le texte est, sous forme de brève synthèse, une réflexion sur la « sauvagerie » (positive et négative), qui, selon les théoriciens antiques de la cité-Etat, caractérise les êtres antérieurs ou extérieurs à la cité (primitifs et Barbares) et sur le retournement qui fait surgir la sauvagerie au cœur même de la cité pour en condamner le fonctionnement réel. On s’attache à la crise du modèle poliade dans l’Athènes démocratique de la fin du ve et du début du ive s., sous l’influence d’une sophistique « naturaliste » : dans la comédie ancienne finissante (Aristophane), dans l’histoire (Thucydide) et dans la philosophie (l’homme-lion de Calliclès et les hommes-chiens des Cyniques) ; à la forte théorisation, au ive s., de la modération et du juste milieu politiques (Isocrate, Xénophon et Aristote), qui assure le triomphe pérenne du modèle poliade ; et au retournement provoqué par la violence prédatrice de Rome et par la réalité de l’exclusion, qui finissent par faire de la cité impériale le modèle de l’injustice absolue. En annexe, traduction en français de Moschion, fr. 6 Nauck.
Signum et vestigium dans la pensée de saint Augustin
Résumé Cet article se propose de préciser les modalités du rapport qui lie, chez Augustin, la trace à ce qu’elle révèle, ainsi que les conséquences qu’une telle conceptualité originale implique pour une pensée de l’ego. La trace ( vestigium ), si elle est bien une des espèces du genre « signe » ( signum ) dans la mesure où sa matérialité fait naître autre chose en l’esprit de celui qui la considère, a néanmoins sa spécificité : en elle insiste et transparaît ce qu’elle exprime. Le signe veut être déchiffré ; la trace, elle, exige d’être identifiée et surtout suivie. La teneur ontologique du sensible se présente, dans la pensée de l’évêque d’Hippone, comme dépendant directement de sa portée herméneutique et de sa vocation eschatologique. Le concept augustinien de vestigium , apparaît, au terme du parcours, comme transversal au sensible et à l’âme elle-même, et ainsi comme condition de leur union. Avec le vestigium , Augustin prononce ainsi, bien des siècles avant la phénoménologie, l’impossibilité principielle d’un moi sans monde. Signum and vestigium in Saint Augustine’s thought This article attempts to specify the connective modalities which are the link in Augustine’s thought between the trace and what it reveals, as well as what the consequences of such an original conceptuality might mean for a philosophy of the ego. If it is, indeed, one of the species that belongs to the genre of the “sign” ( signum ) to the extent that its materiality gives birth to something else in the mind of he who contemplates it, the trace ( vestigium ), nonetheless, has its own specific nature – that which it expresses is given emphasis and shows itself within it. A sign wants to be decoded ; the trace, itself, demands to be identified and, above all, to be followed. The ontological content of the sensible shows itself, in the thought of the Bishop of Hippo, to be directly dependent on his hermeneutic scope and his eschatological vocation. The Augustinian concept of the vestigium , ultimately appears as the transverse of the sensible and of the soul itself and thus as the condition of their union. In his vestigium Augustine thus announces, centuries before phenomenology, the primary impossibility of an ego without world.
La vision du paradis d’André Salos. Héritages anciens et idéologie impériale byzantine
La représentation du paradis comme un jardin rempli d’arbres chargés de fleurs et de fruits merveilleux, représentation courante dans le christianisme primitif, est remplacée à l’époque méso-byzantine par une image différente où le paradis est inséré dans la trame du Jugement Dernier. La vision du paradis que l’hagiographe d’André Salos attribue à son héros fait exception à cette règle. Elle est caractérisée par un retour aux sources anciennes biaisé par l’idéologie impériale byzantine. Deux héritages anciens – les visions des martyrs et les ekphraseis classiques des jardins – servent de canevas littéraire pour le récit d’une vision mystique qui reflète également le cérémonial et les jardins impériaux.
Le culte des Muses dans l'esthétique de Sidoine Apollinaire
Sidoine Apollinaire, noble gaulois devenu évêque de Clermont-Ferrand au Ve siècle, illustre bien la survie de l'otium litteratum cicéronien, idéal inséparable du \"culte des Muses\" qui s'épanouit dans les Carmina et dans les parties versifiées de ses Epistulae. Sidoine opère une sélection dans le catalogue des \"neuf soeurs\": Calliope, Clio, Erato, Terpsichore et Thalie. Il leur attribue des domaines spécifiques, notamment à Thalie, muse d'une comédie \"classique\" qu'il aime, mais surtout inspiratrice d'une poésie ludique d'inspiration horatienne. Curieux d'onomastique et d'étymologie savante, l'évêque révèle ses sources par sa bibliothèque, où les profanes cohabitent avec Augustin et Prudence. L'influence du cicéronianisme et de sa tradition oratoire jusqu'à Pline le Jeune et Fronton est perceptible, alors que les sources philosophiques sont ambiguës: notamment celle du platonisme romain. Sidoine assume la géographie symbolique du royaume des Muses, latinise souvent les Musae en Camenae, mais il développe surtout, dans le sillage de l'esthétique augustéenne, un symbolisme dominé par les grandes antinomies de la Poétique.
Guerre « juste » et défense de la patrie dans l’Antiquité tardive
Empruntée au répertoire notionnel païen, l’idée de guerre « juste » a été diversement reçue parmi les penseurs chrétiens, surtout à partir du ive siècle, lorsqu’il s’est agi d’envisager les contours théologiques que pouvait revêtir une action armée conduite par un empereur chrétien. Cette interpretatio christiana supposait notamment que l’Empire romain devînt l’expression géographique idéale de l’Église. Dans ce lent processus d’appropriation territoriale menant de l’éloge d’un heimatlosat chrétien originel à la défense de la patria romaine menacée, les figures d’Eusèbe de Césarée et d’Ambroise de Milan sont centrales.