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Les enjeux féministes du regret de la maternité
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Chung, Ryoa
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Exploitation
/ Mothers
2017
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Les enjeux féministes du regret de la maternité
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Journal Article
Les enjeux féministes du regret de la maternité
2017
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Overview
Dans la section « Méthodologie » de son article « Regretting Motherhood : A Sociopolitical Analysis » (2015), la sociologue Orna Donath révèle son non-désir d’enfant pour situer sa positionalité en tant que chercheure (conformément à certaines épistémologies féministes critiques qui remettent en cause la soi-disant neutralité axiologique du chercheur sans nécessairement nier l’aspiration à l’objectivité, bien comprise, en sciences humaines et sociales). La plénitude ne désigne pas ici une conception hédoniste du bonheur mais plutôt la certitude permanente d’une raison d’être qui donne un sens à tous les projets et comble tous les moments d’une joie fondamentale. Il faudrait un sociologue ou un démographe pour analyser ces chiffres de manière experte afin d’expliquer pour quelles raisons, en dépit du fait que les femmes ont tendance à enfanter de plus en plus tard pendant la trentaine, le plus haut pourcentage de femmes âgées de 40 à 44 ans (et dont les enfants seraient encore mineurs) vivant sans enfant se situe à 31,81 % en Belgique et 28,22 % en Allemagne. Sans être en mesure d’examiner cette dernière hypothèse, elle est soulevée ici en vue d’illustrer une particularité importante de la recherche menée par Orna Donath. Les attentes sociales relativement à la féminité exemplaire culminent vers la maternité, peut-être davantage encore dans la société israélienne où, comme l’indique Donath, l’accès et le financement public des technologies de reproduction sont les plus élevés à l’échelle internationale. Dans les milieux féministes activistes et universitaires, le désir de ne pas vouloir d’enfant ne doit pas soulever de vives controverses dans la mesure où cette préférence relève de la liberté individuelle et du droit des femmes d’exercer leur autonomie. Espace de conflit entre des approches féministes divergentes où les unes reprochent aux autres de reconduire des conceptions de l’allaitement et de l’attachement parental qui constituent des formes de servitude volontaire (Badinter, 2010), où les dernières reprochent aux premières de ne pas comprendre que la revendication du droit de vivre pleinement la maternité (par l’allaitement public, par exemple) dans l’organisation du travail et dans l’espace politique constitue une lutte inachevée (Slaughter, 2012). Le « problème des nounous », tel qu’il est décrit par Tronto (2002), recadre également la maternité au coeur des injustices structurelles causant préjudice aux femmes privilégiées, pénalisées par la maternité sur le plan professionnel, et qui délèguent donc — certains parleront d’une forme d’exploitation — le labeur des soins à des femmes plus désavantagées qui doivent (ou choisissent de) s’expatrier afin de gagner un salaire suffisant à l’étranger pour subvenir aux besoins de leurs propres enfants dont elles sont séparées. Les déclinaisons plus sombres et complexes de l’amour maternel font l’objet de grandes créations artistiques qui nous aident à mieux distinguer les contours entre la détresse maternelle et le regret de la maternité. Dans un article publié dans le Washington Post le 30 juillet 2014, en pleine guerre de Gaza, Wejdan Abu Shammala, mère de quatre enfants, décrit ses propres dilemmes tragiques lorsqu’elle se livrait à une délibération surréaliste pour déterminer quel enfant devait dormir dans quelle pièce de la maison pour tenter de minimiser le nombre de décès en cas de bombardement nocturne. En effet, il serait important de poursuivre des recherches pour mieux comprendre comment le facteur des discriminations sociales peut jouer un rôle particulier dans l’expérience du regret de la maternité. Mais dans tous ces cas de figure, on peut regretter d’avoir mis au monde des enfants affligés de souffrance, mais ce n’est pas l’espèce particulière de regret dont parle l’étude de Donath. Toutefois, le regret ne mène pas nécessairement à un désamour même s’il confirme une absence de désir dans la relation parentale entre mère contrainte et enfant non souhaité. Donath navigue avec beaucoup de délicatesse pour tenter de rendre
Publisher
Les Presses de l’Université de Montréal,Les Presses de l'Universite de Montreal, Etudes Francaises
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