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23 result(s) for "religions afro-américaines"
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Governing Spirits
Freedom of religion did not come easily to Cuba or Puerto Rico. Only after the arrival of American troops during the Spanish-American War were non-Catholics permitted to practice their religions openly and to proselytize. When government efforts to ensure freedom of worship began, reformers on both islands rejoiced, believing that an era of regeneration and modernization was upon them. But as new laws went into effect, critics voiced their dismay at the rise of popular religions. Reinaldo L. Roman explores the changing relationship between regulators and practitioners in neocolonial Cuba and Puerto Rico.Spiritism, Santeria, and other African-derived traditions were typically characterized in sensational fashion by the popular press as \"a plague of superstition.\" Examining seven episodes between 1898 and the Cuban Revolution when the public demanded official actions against \"misbelief,\" Roman finds that when outbreaks of superstition were debated, matters of citizenship were usually at stake. He links the circulation of spectacular charges of witchcraft and miracle-making to anxieties surrounding newly expanded citizenries that included people of color.Governing Spiritsalso contributes to the understanding of vernacular religions by moving beyond questions of national or traditional origins to illuminate how boundaries among hybrid practices evolved in a process of historical contingencies.
Le culte d’Ifá ou les recompositions du champ religieux afro-latino-américain
Cet article analyse les recompositions du champ religieux afro-latino-américain à partir du cas exemplaire de l’introduction de la tradition cubaine du culte d’Ifá dans le candomblé brésilien. La négociation rituelle engendrée au Brésil par la rencontre de différentes modalités régionales – nigérianes, cubaines et brésiliennes – du culte des orishas, met en lumière les enjeux d’une transnationalisation religieuse qui modifie en profondeur l’équilibre, parfois fragile, entre modalités de culte afro-américaines.
La Cité des hommes
RésuméLe culte d’Ifa à Cuba est une exception à la féminisation du clergé des religions afro-américaines. Il s’agit en effet d’un culte dont les officiants (les babalaos) sont exclusivement des hommes hétérosexuels. Cette exclusion est bien connue depuis les travaux de Lydia Cabrera, mais sa justification mythologique l’est moins : c’est ce point qui est examiné ici. Il apparaît que cette justification est étroitement liée à l’opposition entre sang menstruel et sang sacrificiel. L’exclusion des hommes homosexuels s’explique quant à elle par leur identification à des femmes, et donc par le fait qu’ils peuvent brouiller les principes de filiation et de germanité spirituelles qui organisent le corps des babalaos. Néanmoins, l’exclusion des femmes et des hommes homosexuels de l’office de babalao est contrebalancée par l’obligation qui leur est faite d’interroger Ifa pour tous ceux qui le souhaitent.
La santería à Mexico : ébauche ethnographique
La diffusion de la santería (religion d’origine afro-cubaine) est un phénomène relativement récent et très peu étudié au Mexique. Le présent article prétend offrir une esquisse ethnographique de la présence et de la pratique de la santería dans ce pays, en prenant le cas de la ville de Mexico.
La danse du diable et du bon dieu
RésuméLe blues est traditionnellement considéré comme la «musique du diable » dans la musicologie afro-américaniste. Cette condamnation vient en fait des églises protestantes noires américaines qui ont perçu le blues comme un vecteur de promotion d’un mode de vie en contradiction avec la morale chrétienne. En détournant sur un mode parodique le discours ecclésiastique, certains blues présentent en effet une série d’antivaleurs chrétiennes. Mais cette opposition n’a de sens que dans le contexte théologique et social protestant. Un mouvement religieux marginal implanté principalement à La Nouvelle-Orléans ne partage pas l’éthique protestante: ce sont les Églises spirituelles noires américaines. L’opposition au jazz et au blues n’y est pas connue. On met en lumière dans cet article la véritable osmose culturelle existant entre ce mouvement religieux et les diverses formes de musique populaire dans la capitale culturelle de la Louisiane, jusqu’au rock’ n’ roll et au funk.
Reflecting Black
From rap music to preaching, from Toni Morrison to Leonard Jeffries, from Michael Jackson to Michael Jordan, Reflecting Black explores as never before the varied and complex dimensions of African-American culture through personal reflection, expository journalism, scholarly investigation and even homily.
L’odeur de l’axé
Le culte Xangô de Recife (Brésil), tout comme la majorité des religions afro-américaines, est une religion « olfactive », en ceci qu’une large variété d’odeurs, dont certaines particulièrement intenses, fait partie intégrante de son activité rituelle. Curieusement, cette évidence phénoménologique n’a jamais vraiment suscité l’intérêt des chercheurs afro-brésilianistes. Si elle est, çà et là, mentionnée ethnographiquement, il existe très peu de tentatives de théoriser leur potentielle fonction rituelle. À partir d’une « olfactographie » du rite sacrificel du Xangô, mon objectif est de suggérer plusieurs pistes de réflexion et hypothèses sur ce que les odeurs font aux rituels et aux gens qui y participent. Trois d’entre elles sont au cœur de cet article : l’hypothèse de la fonction métonymique des odeurs (Howes 1987), à savoir que la nature même des odeurs – leur caractère intangible, liminal et changeant ainsi que leur lien privilégié avec les émotions – redouble au niveau expérientiel la fonction symbolique de transformation des rituels ; l’hypothèse d’un « conditionnement olfactif évaluatif » (Zucco 2013) à la base de la fonction métonymique des odeurs ; l’importance de pratiques et de « styles » olfactifs dans l’élaboration d’identités collectives au sein des religions afro-brésiliennes.
La maison aux esprits : configurations spatiales, pluralité religieuse et syncrétismes dans l’espace domestique afro-cubain
Cet article propose une réflexion sur le rôle de la spatialité dans la construction de la pluralité religieuse afro-cubaine. La question au cœur de sa problématique est la suivante : comment plusieurs religions peuvent coexister au sein d’un même espace et, surtout, comment l’espace permet à la pluralité religieuse de s’exprimer ? À Cuba, en dépit de plus d’un demi-siècle de régime communiste, catholiques, protestants, pratiquants des religions afro-cubaines se rencontrent à tous les niveaux de la société cubaine et dans tous les lieux. Mais ce qui rend le cas cubain également intéressant est que la pluralité religieuse se loge souvent au sein même de la maisonnée, dans laquelle ce sont parfois tous les membres qui pratiquent une religion différente. Ces maisons abritent généralement une vaste gamme d’objets rituels qui peuvent appartenir à des univers forts différents – chaudrons du palo monte recouverts de sang, statues et icônes de saints catholiques, effigies de la santería… Comment l’espace domestique est-il aménagé en espace rituel ? Selon quelles logiques rituelles et réflexives ? Comment est-il partagé, compartimenté afin de répondre aux exigences des différents cultes, souvent antinomiques ? Les objets rituels présents dans une maison sont perçus par les pratiquants comme de véritables incarnations des dieux et des esprits, dotées d’intentionnalité, de personnalité et de préférences. De même qu’il existe des possibilités de symbiose, il existe aussi des agencements contre-productifs qui requièrent une grande inventivité rituelle ou un usage ingénieux de l’espace. En outre, les ménages cubains de spiritualité mixte sont le siège d’une intense ritualité, celle du quotidien mais aussi celle des cérémonies collectives qui rassemblent l’ensemble de la communauté. L’étude de l’inscription topographique de cette ritualité au sein de l’espace domestique révèlera les interactions et les tensions entre les différentes pratiques religieuses, ainsi que les micro-ajustements nécessaires et créatifs qui leur permettent de coexister au sein d’un espace partagé.
Des Noirs sorciers aux babalaos
Les Havanais pratiquent, de façon complémentaire, diverses modalités de cultes telles que le spiritisme, le catholicisme « pragmatique », le palo et la santería. Ces deux dernières modalités, désignées par le terme « afro-cubain », ne sont pas appréhendées de la même façon par les universitaires. Le palo, paradigme d'une Afrique honteuse, sauvage, est souvent rejeté dans le champ de la sorcellerie, alors que la santería est présentée comme l'héritière directe d'une Afrique savante, prestigieuse et « traditionnelle ». Cette opposition n'a cours dans la pratique que comme support de stratégies d'affirmations individuelles, le palo étant dans les faits abondamment utilisé et indissociable de la santería, comme du spiritisme et du catholicisme. On s'interrogera toutefois sur les enjeux politiques et sociaux de l'utilisation passée et présente de cette dichotomie à Cuba, des élites intellectuelles du début du siècle au gouvernement castriste actuel.